Batch cooking menu : une semaine complète, prête en 2h
Voici un menu complet de batch cooking pour une semaine d’hiver : cinq dîners, cinq déjeuners composés à partir des mêmes bases, une liste de courses organisée par rayon, et surtout un déroulé de session minuté qui montre exactement quoi faire en parallèle. Tout tient en deux heures et demie, pour quatre personnes, avec un budget d’environ 55 à 65 euros selon votre supermarché.
Le menu de la semaine
Ce plan repose sur cinq préparations principales réalisées le dimanche, complétées par des assemblages rapides en semaine. Les dîners sont des plats complets. Les déjeuners réutilisent les bases cuisinées sous une forme différente — pas de doublon, pas de lassitude.
Les dîners
Lundi : Blanquette de poulet aux carottes et champignons, servie avec du riz basmati.
Mardi : Quiche lorraine avec une salade verte (la quiche est préparée le dimanche, la salade assemblée en cinq minutes).
Mercredi : Gratin dauphinois accompagné de haricots verts poêlés et d’une tranche de jambon blanc.
Jeudi : Soupe de légumes d’hiver épaisse (poireaux, carottes, pommes de terre, navet) avec des croûtons et du fromage râpé.
Vendredi : Chili con carne doux, servi avec du riz basmati et un peu de crème fraîche.
Les déjeuners
Lundi : Soupe de légumes (portion décongelée le matin ou sortie du frigo) avec du pain et du fromage.
Mardi : Riz de la veille réchauffé avec les restes de blanquette, façon risotto express.
Mercredi : Part de quiche lorraine froide avec une salade de carottes râpées.
Jeudi : Bowl de riz, chili con carne, quelques crudités.
Vendredi : Reste de gratin dauphinois réchauffé avec une salade verte.
Ce menu n’est pas rigide. Si vous inversez mercredi et jeudi, rien ne change côté conservation. L’important, c’est que les plats les plus fragiles soient consommés en début de semaine et que ceux qui se congèlent bien soient disponibles pour la fin.
La liste de courses
Voici les quantités exactes pour quatre personnes (deux adultes, deux enfants). Le budget estimé se situe entre 55 et 65 euros selon les enseignes et la saison.
Fruits et légumes
- 1,5 kg de pommes de terre (type Bintje ou Agata, pour le gratin et la soupe)
- 800 g de carottes
- 3 poireaux
- 1 navet moyen (environ 250 g)
- 250 g de champignons de Paris
- 400 g de haricots verts frais ou surgelés
- 1 oignon jaune
- 2 oignons rouges
- 4 gousses d’ail
- 1 bouquet de persil plat
- 2 salades vertes (batavia ou feuille de chêne)
- 3 carottes supplémentaires pour les râpées (environ 300 g)
- 1 citron
Boucherie et volaille
- 800 g de blancs de poulet (pour la blanquette)
- 200 g de lardons fumés (pour la quiche)
- 500 g de viande de boeuf hachée (pour le chili)
- 4 tranches de jambon blanc
Crèmerie
- 1 pâte brisée (ou les ingrédients si vous la faites maison : 250 g de farine, 125 g de beurre)
- 50 cl de crème fraîche épaisse
- 20 cl de crème liquide
- 6 oeufs
- 100 g de gruyère râpé
- 30 g de beurre
- 50 cl de lait entier
Épicerie
- 500 g de riz basmati
- 1 boîte de haricots rouges (400 g égouttés)
- 1 boîte de tomates concassées (400 g)
- 1 petit tube ou boîte de concentré de tomates
- 1 cube de bouillon de volaille
- 1 cube de bouillon de légumes
- Cumin en poudre
- Paprika doux
- Noix de muscade
- Huile d’olive
- Sel, poivre
La plupart de ces ingrédients sont des basiques que vous avez peut-être déjà en partie. Les épices, l’huile et le sel ne sont pas comptés dans le budget — ce sont des consommables de fond de placard.
La session de préparation : 2h15, chronométrée
C’est ici que tout se joue. La différence entre une session de batch cooking fluide et une session chaotique tient en un mot : le séquençage. Ce n’est pas cuisiner cinq plats l’un après l’autre — c’est les imbriquer pour que chaque minute de cuisson passive soit utilisée par une préparation active.
Voici le déroulé exact tel qu’il fonctionne dans une cuisine standard avec un four, quatre feux et un plan de travail raisonnable.
T+0 min — Lancement simultané du four et de la soupe
Préchauffez le four à 180 °C. Pendant qu’il chauffe (comptez 8 à 10 minutes selon votre four), épluchez et émincez les poireaux, les carottes (800 g), le navet et 500 g de pommes de terre pour la soupe. Mettez le tout dans une grande cocotte avec un filet d’huile d’olive, le cube de bouillon de légumes et 1,5 litre d’eau. Portez à ébullition puis baissez à feu doux. La soupe va cuire 35 à 40 minutes sans surveillance.
Temps actif : 15 minutes. En parallèle : le four préchauffe.
T+15 min — Préparation et enfournement du gratin dauphinois
Le four est chaud. Épluchez et tranchez finement 1 kg de pommes de terre (3 mm d’épaisseur — une mandoline aide, mais un couteau bien aiguisé suffit). Dans un saladier, mélangez 20 cl de crème liquide, 25 cl de lait, une pincée de noix de muscade, sel et poivre. Disposez les pommes de terre en couches dans un plat à gratin beurré, versez le mélange crème-lait, parsemez de gruyère râpé. Enfournez pour 55 à 60 minutes.
Temps actif : 15 minutes. En parallèle : la soupe mijote sur le feu.
T+30 min — La blanquette de poulet entre en jeu
Découpez les 800 g de blancs de poulet en morceaux de 3 cm. Émincez les champignons. Dans une sauteuse ou une seconde cocotte, faites revenir les morceaux de poulet dans un peu de beurre pendant 5 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient saisis mais pas dorés (la blanquette est blanche). Ajoutez les champignons, 25 cl de crème fraîche épaisse, le cube de bouillon de volaille dilué dans 20 cl d’eau chaude, le persil ciselé, sel et poivre. Couvrez et laissez mijoter à feu très doux pendant 30 minutes.
Temps actif : 12 minutes. En parallèle : la soupe mijote (feu 1), le gratin cuit au four.
T+42 min — Le riz et la quiche en parallèle
Rincez 500 g de riz basmati, mettez-le dans une casserole avec 75 cl d’eau froide et une pincée de sel. Portez à ébullition, baissez au minimum, couvrez. Le riz sera prêt dans 12 minutes — ne soulevez pas le couvercle.
Pendant que l’eau du riz monte en température, préparez l’appareil à quiche : battez 4 oeufs avec 25 cl de crème fraîche épaisse, ajoutez les lardons (préalablement revenus 3 minutes dans une poêle), sel, poivre et une pincée de muscade. Foncez un moule à tarte avec la pâte brisée. Versez l’appareil. La quiche entrera au four dès que le gratin sera sorti.
Temps actif : 15 minutes. En parallèle : la soupe mijote (feu 1), la blanquette mijote (feu 2), le gratin cuit au four, le riz cuit (feu 3).
À ce stade, vous avez quatre préparations en cours simultanément et vos mains sont libres.
T+55 min — Mixer la soupe, lancer le chili
La soupe a mijoté 40 minutes. Les légumes sont fondants. Mixez directement dans la cocotte (mixeur plongeant) ou transvasez dans un blender. Rectifiez l’assaisonnement. Réservez dans la cocotte — elle libère un feu.
Sur le feu libéré, lancez le chili. Faites revenir un oignon rouge émincé et deux gousses d’ail dans un filet d’huile. Ajoutez les 500 g de boeuf haché, faites-le colorer 5 minutes en émiettant à la cuillère en bois. Ajoutez la boîte de tomates concassées, le concentré de tomates, les haricots rouges égouttés, une cuillère à café de cumin et une de paprika. Salez. Couvrez et laissez mijoter 25 minutes à feu doux.
Temps actif : 15 minutes. En parallèle : la blanquette finit de mijoter (feu 2), le gratin finit au four, le riz absorbe (feu 3), le chili mijote (feu 1).
T+60 min — Le riz est prêt, le gratin sort du four
Le riz basmati est cuit. Égrainez-le à la fourchette et répartissez-le dans deux grandes boîtes hermétiques : une pour les dîners de lundi et vendredi, une pour les déjeuners. Laissez refroidir couvercle entrouvert.
Sortez le gratin dauphinois du four. Il doit être doré et bouillonnant sur les bords. Laissez-le reposer 10 minutes dans le plat — il se tiendra mieux à la découpe.
Enfournez la quiche lorraine immédiatement à 180 °C pour 30 à 35 minutes.
Temps actif : 5 minutes. En parallèle : la blanquette finit (feu 2), le chili mijote (feu 1), la quiche cuit au four.
T+75 min — La blanquette est prête
Goûtez la blanquette. Les morceaux de poulet doivent être tendres sans être filandreux, la sauce crémeuse et légèrement épaissie. Si la sauce est trop liquide, laissez réduire 5 minutes à découvert. Ajoutez un filet de citron — c’est discret mais cela équilibre la richesse de la crème. Retirez du feu et laissez tiédir dans la cocotte.
Temps actif : 3 minutes. En parallèle : le chili mijote (feu 1), la quiche cuit au four.
T+80 min — Le chili est prêt
Le chili a mijoté 25 minutes. La sauce doit être épaisse et enrobante, pas liquide. Si elle est encore trop fluide, poursuivez 5 minutes à découvert. Retirez du feu.
T+90 à 95 min — La quiche sort du four
La quiche lorraine est dorée sur le dessus, l’appareil est pris mais encore légèrement tremblant au centre (il finira de prendre en refroidissant). Sortez-la et laissez-la tiédir sur une grille.
T+95 à 135 min — Conditionnement et rangement
C’est la dernière phase, et elle est aussi importante que la cuisson. Laissez chaque préparation refroidir à température ambiante (sans dépasser deux heures au total depuis la fin de cuisson — c’est une règle de sécurité alimentaire, pas une suggestion).
Pendant le refroidissement, nettoyez votre cuisine. Lavez les cocottes, le plan de travail, les ustensiles. À mesure que les plats atteignent la température ambiante, répartissez-les dans vos contenants.
À la fin de cette phase, tout est rangé, la cuisine est propre, et votre semaine est prête.
Conservation : quoi au frigo, quoi au congélateur
Ce plan est conçu pour que les plats les plus fragiles soient mangés en début de semaine et les plus robustes en fin de semaine. Voici la répartition précise.
Blanquette de poulet — Réfrigérateur, boîte hermétique. Se conserve 3 jours maximum à 3 °C. Consommation prévue : lundi soir et mardi midi (en risotto). Ne pas congeler les restes contenant de la crème — la texture tranche à la décongélation.
Quiche lorraine — Réfrigérateur, dans son moule recouvert de film alimentaire ou dans une boîte. Se conserve 2 jours. Consommation prévue : mardi soir et mercredi midi. La quiche ne se congèle pas bien une fois cuite (les oeufs deviennent caoutchouteux).
Gratin dauphinois — Réfrigérateur, dans le plat de cuisson ou en portions dans des boîtes. Se conserve 2 jours. Consommation prévue : mercredi soir et vendredi midi. Les pommes de terre cuites supportent mal la congélation — leur texture devient granuleuse.
Soupe de légumes — Réfrigérateur pour les portions de mardi midi. Congélateur pour le reste, en portions individuelles. Se conserve 4 jours au frigo, 3 mois au congélateur. Consommation prévue : jeudi soir (portion sortie du congélateur le matin) et mardi midi.
Chili con carne — Réfrigérateur pour la portion de jeudi midi. Congélateur pour la portion de vendredi soir si vous préférez (le chili se congèle remarquablement bien). Se conserve 4 jours au frigo, 3 mois au congélateur. Consommation prévue : vendredi soir et jeudi midi.
Riz basmati — Réfrigérateur uniquement. Le riz cuit est sensible au développement de Bacillus cereus : conservez-le au maximum 24 heures au réfrigérateur, ou congelez-le en portions le jour même. Pour la semaine, réchauffez toujours le riz à coeur (70 °C minimum) et ne le réchauffez qu’une seule fois.
Règle générale de refroidissement
Ne placez jamais un plat encore fumant directement au réfrigérateur — cela fait monter la température interne du frigo et met en danger les autres aliments stockés. Laissez tiédir à température ambiante, idéalement en transvasant dans un récipient large et peu profond pour accélérer le refroidissement. Deux heures maximum entre la fin de cuisson et la mise au froid.
Pourquoi le séquençage change tout
Si vous aviez préparé ces cinq plats l’un après l’autre, en séquence stricte, la session aurait duré entre quatre et cinq heures. Le gratin seul prend 75 minutes du début à la fin. La blanquette, 45 minutes. La soupe, 55 minutes. Mis bout à bout, c’est décourageant.
En parallélisant, vous ramenez le tout à 2h15. Pas parce que vous cuisinez plus vite — parce que vous ne perdez plus de temps à attendre. Chaque minute de cuisson passive est occupée par une tâche active. Chaque feu libéré est immédiatement réaffecté. Le four enchaîne le gratin et la quiche sans temps mort.
C’est exactement ce qui fait la difficulté du batch cooking quand on le planifie seul. Les recettes, on les connaît. Le séquençage — savoir que la soupe doit partir avant le gratin, que le riz doit cuire pendant que la quiche est préparée mais pas encore enfournée, que le chili prend le feu libéré par la soupe — c’est le travail invisible qui fait la différence entre une session maîtrisée et une session épuisante.
Adapter ce menu à votre réalité
Ce plan est un point de départ, pas un cadre rigide. Si quelqu’un dans votre foyer n’aime pas le navet, remplacez-le par du céleri-rave dans la soupe. Si vous ne mangez pas de porc, une quiche aux poireaux et au chèvre remplace la quiche lorraine sans modifier le séquençage. Si vos enfants boudent les champignons, retirez-les de la blanquette — la recette tient sans eux.
L’essentiel est de conserver la structure : un plat au four long (le gratin), un plat mijoté crémeux (la blanquette), une soupe, un plat en sauce (le chili), et une préparation type tarte salée (la quiche). Tant que ces cinq types sont représentés, le séquençage reste identique et la session garde le même rythme.
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